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Conjuring – Les Dossiers Warren


Synopsis :
“Avant Amityville, il y avait Harrisville… Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l’histoire horrible, mais vraie, d’Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l’affaire la plus terrifiante de leur carrière…”

“Conjuring”, c’est avec les mains moites et le dos encore parcouru de sueurs froides que je t’écris cet article, mais ne t’inquiètes pas, dans quelques jours ou quelques mois j’irai mieux… enfin j’espère!

Saw, Insidious ou encore Dead Silence, James Wan, le réalisateur, fait parler de lui et attire les amateurs de films d’épouvante et d’horreur dans les salles obscures de plus en plus bondées.
Avec deux mois d’intervalle Monsieur Wan nous sort deux films cette année, à savoir le fameux Conjuring et bientôt Insidious 2, c’est une sorte de “Noëlhalloweenien” si je puis me permettre.

Si tu ad aimé “Shining” de Stephen King, réalisé par Stanley Kubrick ou encore “L’exorciste” de William Friedkin, adapté du roman de William Peter Blatty et basé sur l’exorcisme de Robbie Mannheim tu apprécieras l’ambiance de Conjuring.
L’entrée en matière est simplement jouissive avec l’arrivée d’une introduction jaune sur fond noir comme tapée à la machine, le décor se plante sans attendre et nous voilà déjà scotché devant l’écran géant avec nos yeux de merlan frits sur fond de grosses trompettes qui rappelle de nouveau “Shining”.
L’effet est immédiat, un froid impressionnant est jeté sur la salle qui n’ose plus respirer à l’annonce de “faits réels” dont s’inspire le film.
L’ambiance, la mise en scène et les acteurs suffisent à nous faire frissonner. Pas besoin d’actions, tu vas rester sur le qui vive à chaque instant car chaque bruit, chaque jeu de caméra te prépareront à une potentielle frayeur mais c’est lorsque tu penseras que le danger est parti que tu sursauteras le plus.
Contrairement à Insidious, Wan a choisi une progression graduelle de l’épouvante. Les scènes se font un peu plus effrayantes au fur et à mesure que le film se projette sous nos yeux alors que dès la première scène d’Insidious le ton était donné en nous glaçant le sang avec les premières images.
Ce qui nous laisse penser que le film allait finalement être plat et d’une banalité sans nom alors que “faux totalement faux j’ai envie de te dire menteur” à celui qui se dira que le prix de la place de ciné ne vaut pas le film.

Wan nous emporte dans un sentiment de sécurité, de confort et de totale insouciance, blotti dans le fauteuil noir de la salle, avant de nous instaurer par petite dose une sensation de gêne nous mettant de plus en plus mal à l’aise pour enfin nous faire flipper comme un planton devant la gueule ouverte d’une baleine, jusqu’à en mouiller notre petite culotte (et le siège par la même occasion). Mais en plus de ça, la seule chose qui te fera vraiment peur ce seront tes propres pensées angoissantes car Wan joue beaucoup avec ce qu’on ne voit pas au début du film, ce qui fait que, si tu es comme moi, pourvu d’une déconcertante facilité à imaginer tout et n’importe quoi, tu vas vite avoir peur avant même qu’il ne se passe réellement quelque chose !
Au milieu du film quelques scènes te feront sourire et détendront un peu l’atmosphère pesante qu’aura instauré Wan mais restes sur tes gardes, c’est simplement pour t’attendrir avant de mieux te refaire basculer dans l’horreur.

Le casting n’a aucune fausse note, tout nous laisse véritablement croire en cette jolie famille et à ce couple de démonologues. Sans eux le film n’aurait pas un tel succès j’en suis convaincue car ils y mettent vraiment de leur personne et ça s’en ressent durant tout le film. C’est ce qui fait qu’on s’accroche si rapidement à chaque personnage et qu’on vit les scènes en même temps qu’eux. C’est avec un petit frisson que je me souviens parfaitement des cris que poussaient les jeunes filles, ça m’avait l’air si réel que je me suis accordée au doux chant mélodieux de leurs voix sans même m’en rendre compte.

La bande-son, parlons-en de ce choix sonore! Le film est à lui seul un jeu entre silences et bruits de trompettes ce qui ne fait que nous mettre de plus en plus dans l’angoisse des scènes.
Le public de la salle n’ose plus bouger, même le type au fond avec son paquet de pop-corn en a oublié de mâcher. Personne n’ose casser ce silence pesant, comme pétrifiés dans nos fauteuils maintenant innondés.

Il est tout à fait probable que jamais plus je ne jouerai à cache-tape, même avec mes enfants! Qu’ils jouent ensemble après tout, je ne veux plus faire : “clap clap”

Scénario
Mise en scène
Jeu des acteurs
Décors/Costumes
Bande son
Vote final

Si vous aimez les films d'horreur, allez le voir !

Note finale 4.6
Note des Lecteurs
1 votes
5

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