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Stephen Wiltshire, la « caméra humaine »


Certains d’entre vous se souviendront sûrement de Stephen Wiltshire, artiste britannique de 39 ans, connu pour son incroyable capacité à dessiner un paysage dans les moindres détails après l’avoir vu pendant un court laps de temps, ce qui lui a valu le surnom de “caméra humaine”.
Pour ceux qui n’ont aucune idée de qui est cet homme laissez moi vous le présenter en quelques lignes.

Stephen Wiltshire est né le 24 avril 1974, diagnostiqué à l’âge de trois ans autiste, il est doté d’une mémoire eidétique (syndrome du savant).
L’autisme est un trouble du développement humain qui altère le comportement, les personnes souffrant de ce trouble semble s’isoler dans une sorte de monde intérieur. Mais dans certains cas l’autisme se transforme en vrai don comme chez ce londonien.
Cet homme a la faculté de reproduire avec un souci du détail totalement hallucinant, des vues de plusieurs villes. En effet, il lui suffit de survoler comme dans cette vidéo ci-dessous, un endroit pour en refaire ensuite un calque parfait, à main levée et sans la moindre retouche.
Chaque rue est dessinée, les arbres sont à leurs places exactes et même les monuments gardent la totalité de leurs fenêtres.
En 2005 Stephen commence son tour du monde en créant des panoramas, sur des toiles géantes, des villes les plus emblématiques avec Tokyo, Rome, Hong Kong, Francfort, Madrid, Dubaï, Jérusalem, Londres et New York. Il continua son voyage et s’arrêta à Sidney, Shanghai et Brisbane.

Reportage de Stephen Wiltshire

Kim Peek, l’homme qui a inspiré le personnage joué par Dustin Hoffmann dans « Rain Main » était, par exemple, capable de mémoriser 98 % de tout ce qu’il lisait, de parcourir deux pages simultanément ou de rejouer au piano une symphonie entière après l’avoir écoutée une seule fois. D’un autre côté, il éprouvait les plus grandes difficultés à faire ses lacets ou à se brosser les dents. Mais contrairement au personnage de Raymond Babbitt du film de Barry Levinson, Kim Peek n’était pas autiste. Il souffrait d’une absence de tissu entre les hémisphères droit et gauche de son cerveau : une dysfonction cérébrale aboutissant à des connexions neurologiques particulières.

Daniel Tammet, un « Aspie » (personne atteinte du syndrome d’Asperger), s’est plusieurs fois exprimé à la télévision. Ses performances ? Il est capable de vous donner instantanément ou presque le jour de votre date de naissance. Il peut apprendre une langue étrangère en quelques jours. Il peut aussi vous réciter le nombre Pi avec 25.000 décimales.

Akira Haraguchi est un expert psychiatre japonais, né en 1946, connu pour avoir réussi à retenir 83 431 décimales du nombre π. Il lui aura fallu plus de 13 heures pour énumérer toutes ces décimales. Enseptembre dernier il réussit à en énumérer plus de 54 000 mais le record n’est pas été validé car il dépasse le temps imparti. Il réitére son record un an plus tard (2006) en mémorisant et récitant publiquement 100 000 décimales pendant 16 heures.

Le miserere d’Allegri était joué dans la chapelle Sixtine une fois par an à Pâques, La partition était tenue secrète sous peine d’excommunication ; à cette époque, ça ne rigolait pas. À l’âge de 14 ans, Mozart l’entend une fois et le retranscrit intégralement.

Le mathématicien Euler se souvenait de tous les livres qu’il avait lus, mot à mot.

Les joueurs d’échec font souvent preuve d’une mémoire exceptionnelle Kasparov, Fisher et bien d’autres.

Le peintre Claude Monet semblait avoir ce genre de mémoire hors du commun. L’écrivain Marcel Pagnol également.


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