Cultive-moi

Les chercheurs de trésor


Ma première chronique BD ! Wahou sonnez les trompettes !

Contexte

Souvent pour les bandes dessinées, je choisis des valeurs sûres et vais chercher du côté des Éditions Poisson Pilote. Ils me déçoivent rarement (donc vous l’avez compris, « Les chercheurs de trésor » est édité par Poisson Pilote).

Pour l’instant je n’ai lu que deux tomes (mais en deux tomes, j’ai quand même eu le temps de me faire un avis, rassurez-vous).

C’est quoi l’histoire ?

Le groupe des chercheurs de trésor (d’où le titre) est une sorte de club, composé des personnages importants de la ville de Bagdad. Leur rôle ? Chercher des trésors (hé oui).

On commence la lecture avec l’impression d’avoir raté un épisode (c’est-à-dire qu’ils ont déjà cherché plein de trésors mais on ne saura pas lesquels), mais après tout, pourquoi pas ? Avant que l’histoire que nous lisons ne commence, il en existait une autre invisible. Et bien souvent les autres récits n’en tiennent pas compte. Donc bon point pour Les chercheurs.

Verdict

Une originalité certaine, surtout dans la mise en scène mais quelques maladresses

L’originalité est présente partout dans « Les Chercheurs de trésor » : dans le dessin, dans l’histoire, dans le découpage et la mise en scène… Malheureusement, on ne sent pas la maîtrise d’un Joann Sfar par exemple. Certains dialogues, certains dessins sont parfois maladroits, mais le risque pris par l’auteur de sortir des sentiers battus et rebattus nous fait pardonner ces petites fautes.

L’histoire ne connaît aucun temps mort, ne nous laissant pas nous ennuyer et les effets d’ombre et de lumière sont graphiquement très réussis (mon oeil s’est délecté).

Certaines mises en scène d’ailleurs m’ont rappelé « Brendan et le secret de Kells« , un film que j’ai trouvé plutôt chiant en ce qui concerne l’histoire mais qui possède une incontestable audace dans l’animation et le graphisme.

La bande dessinée abrite quantité de créatures magiques à la Miyazaki, dans le sens où l’on devine qu’elles sont elles aussi tirées du folklore iranien (le Prophète voilé et les Djinns – je me fourre peut-être le doigt dans l’œil bien profond) et pas sorties d’un chapeau, même si l’époque – le haut Moyen-Age, en 808 – est tout de même semblable à la majorité des récits de fantasy. Cela m’intrigue d’ailleurs. Pourquoi est-ce toujours le Moyen-Age dans les récits de fantasy ? (Un autre article peut-être). Enfin il faut bien avouer que le Moyen-âge est une époque très inspirante, ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire.

En définitive, je regrette seulement que la « part belle » soit encore donnée aux personnages masculins (merde c’est vrai quoi, les femmes aussi sont intéressantes), bien que l’esprit du Feu relève (un peu) le niveau. On croise l’éternelle damoiselle en détresse « sauvez-moi, sauvez mon enfant ! », rien de nouveau, bien que je veuille bien admettre que l’histoire se situe à une époque où les femmes n’avaient effectivement que peu de libertés. Soit. Je ne peux pas tout le temps chipoter.

Personnages
Histoire et narration
Mise en scène
Dessin
Originalité
Vote final

Note finale 4.2
Note des Lecteurs
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