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J’ai lu CrossFire : une simple variante de 50 Shades


Crossfire est une série de romans érotiques écrits par Sylvia Day, publiés à l’origine en e-books avant de connaître « a massive success ».

Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas dépassé le tome 1, et pour aller encore plus droit au but : je n’ai pas aimé.

sylvia day

Woulàlààààà « Il me possède, il m’obsède… »

De quoi ça parle ?

L’héroïne est magnifique, mais elle a un passé troublé (soit le seul élément original de l’histoire), son meilleur ami est lui aussi magnifique, et la veille de son premier jour de travail, elle se viande et se fait remettre galamment sur pieds par son patron pas encore trentenaire, outrageusement magnifique (ça commence à faire beaucoup de mannequins dans un même roman), viril, sexy, grand et très très riche (Comment ? Ah ben ça c’est bien mystérieux ! La logique voudrait qu’il prenne de la coke et trafique de la coke mais bon… Ce n’est que mon avis, on n’est pas dans un roman réaliste manifestement).

Si vous voulez le vrai résumé

“Lorsqu’il est entré dans ma vie, je ne savais rien de Gideon Cross sinon qu’il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j’en fus ébranlée. J’ignorais encore tout de sa force et de ses failles, de ce besoin qu’il avait de posséder et de dominer, de l’abîme au bord duquel il oscillait. Je n’imaginais pas que chacun de nous deviendrait le miroir de l’autre – un miroir dans lequel se refléteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient. Je ne mesurais pas encore la profondeur de l’amour qui allait nous unir.” (Blurp)

Pourquoi je n’ai pas aimé ?

Notez que je suis polie, je n’ai pas dit « Pourquoi c’est de la daube ».

  • Une histoire follement originale (non)
  • Des personnages ultras crédibles (non)
  • Des scènes de sexe crédibles elles aussi : comment dire, l’héroïne a 3 orgasmes à la suite, et ce en 5 minutes chrono, et ils peuvent copuler toute la nuit. Et comme ils sont « torturés », c’est la même orgie de sexe à chaque entrevue (oui, oui, bien sûr)
  • Des scènes sensuelles qui font rêver (je suis peut-être la seule, mais déguster un DoMac sur un plateau d’argent avec mon galant multimillionnaire, ça ne m’excite pas mais alors pas du tout)(Sérieusement, un burger ?!)(Servi sur un plateau d’argent ??)
  • Une écriture digne du Prix Nobel : hey non toujours pas… Je suis un peu méchante, c’est quand même mieux écrit que « 50 Shades », mais en même temps ce n’est pas très compliqué.
  • Ça me laisse toujours perplexe : quand je lis ce genre d’histoires de midinettes agrémentées de sexe improbable, je me dis « C’est pas possible l’auteur est une pucelle de 15 ans ou quoi ? » Pourtant E.L James : 52 ans / Sylvia Day : 42 ans. Encore un vaste sujet de débat pour vos soirées entre filles !
burger_LBDW

“Wha un burger, chanmé ! Merci bébé <3″

Bientôt une chronique sur « After » d’Anna Todd pour rester dans la même veine ?


Un commentaire sur J’ai lu CrossFire : une simple variante de 50 Shades

  1. collet

    Personnellement j’ai beaucoup aimé la série crossfire. et je ne suis pas la seule. Non on ne demande pas à un livre de nous dire que des choses vraies ou possibles sinon il n’y aurait pas de livre de science fiction.
    Les personnages sont torturés par leur passé qui influe sur leur vie actuelle, et leur fait accomplir des actes que d’autres ne feraient pas. Cela reste un roman en 5 tomes et un roman ne dit pas forcément la vérité.

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