Chimichanga, ou la revanche des filles à barbe, par Eric Powell

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[vc_row][vc_column][vc_column_text]Il y a certaines œuvres, quels que soient les arts, qui vous touchent plus que d’autres sans jamais savoir pourquoi. Peut-être à cause de leur sujet, ou bien de leur histoire, ou sinon à cause de leur style graphique. Mais souvent, c’est le mélange de toutes ces caractéristiques qui rend une oeuvre incroyable à nos yeux.

Chimichanga fait partie de cette catégorie de bandes dessinées que l’on pourrait qualifier de «petite perle cachée». On s’arrête d’abord d’un œil interrogateur sur la couverture, qui représente une petite fille ronde à barbe, les yeux entièrement noirs, juchée sur un énorme monstre qui vous regarde d’un air absent. Ensuite, on voit que c’est l’américain Eric Powell qui l’a dessiné et écrit, et on se dit que ça va être forcément marrant, avec de la baston, et avec une pointe de série B.

« Eric qui? » ERIC POWELL mesdames ! Non ce n’est pas le prochain sex-symbol, c’est un mec sympa du Tennessee qui s’est fait connaître notamment grâce à la série de comics The Goon (zombies, sorciers, gangsters, bastons, blagues, tragédies, blagues, bastons) qui est en projet d’adaptation au cinéma. Donc autant dire que c’est pas un newbie dans le monde du comics. Et maintenant arrêtez de m’interrompre vous me déconcentrez !

Bref revenons à Chimichanga: Initialement un projet de dessin animé pour enfants, ce comics raconte l’histoire de Lula, une petite fille à barbe vivant dans un cirque qui troque quelques mèches de ses poils faciaux contre un œuf étrange, dont sort une énorme bête qu’elle baptise Chimichanga. De là en découle de multiples aventures drôles, touchantes et critiques.

Ce qui plait surtout, outre les dessins doux et dynamiques, c’est la force de caractère de Lula, qui s’aime telle qu’elle est (et dont les réactions font penser à Balpreet Kaur), et qui pour rien au monde voudrait se couper la barbe pour être normale. Elle est forte, marrante, déterminée, bref, un exemple à suivre (je dis pas que vous devez prendre des hormones pour avoir de la barbe, juste que vous devez vous accepter tel que vous êtes, qu’on soit bien d’accord, mais après vous faites ce que vous voulez). Enfin, on sent que l’auteur a une certaine tendresse pour tous les personnages, que ce soit Heratio le poisson à tête de marmot, ou l’incroyable chèvre borgne à deux yeux.

Un deuxième tome est en préparation pour l’année prochaine et, petite anecdote, c’est son fils qui poussa Eric Powell à adapter son projet mort-né en bande dessinée, car il trouvait cela « trop génial »., la preuve qu’un enfant a parfois plus de talent que des producteurs pour dénicher les trésors.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_gallery interval= »0″ images= »832″ img_size= »400×400″][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_gallery interval= »0″ images= »834″ img_size= »400×400″][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_gallery interval= »0″ images= »833″ img_size= »400×400″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_gallery interval= »0″ images= »830″ img_size= »400×400″][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_gallery interval= »0″ images= »836″ img_size= »400×400″][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_gallery interval= »0″ images= »835″ img_size= »400×400″][/vc_column][/vc_row]

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